Techniquement, une qualité qui en rendrait jaloux plus d'un, un flow fluide et novateur, un style « dirty south » qu'on n'avait jamais vu dans les sons de Bigg. Les plus avertis y reconnaîtront des petits clins d'oeils au rap français, Booba par exemple, voire au dirty south américain actuel... Une prouesse technique au Maroc, qui avait enregistré quelques tentatives, qui n'avaient malheureusement pas abouti.
Pour un premier extrait, à en juger au niveau de la technique, rien à dire ! Un petit bijou de technique qui n'a rien à envier aux productions américaines. Sur la forme, rien à dire, donc, sur le fond, le vocabulaire est assez simple, pas de recherche particulière ni de formules littéraires, un style direct et efficace pour retranscrire l'état d'esprit d'un artiste qui ce sent trahit par tout le monde, à commencer par son milieu. Un moyen de faire mentir tous ceux qui annonçaient qu'il avait disparu de la circulation.
Après un seul album, les attentes du public sont grandes et « Joumhouri hkem » donne envie d'en entendre un peu plus, pour pouvoir réellement juger les dernières productions de Bigg, qu'on attend sur le prochain album...